Lundi 04 au dimanche 10 mai 2009 : Salta et road trip dans les alentours
Arrivee vers 10h, je me dirige vers l’hostel Las Rejas, super sympa, ou je retrouve Georgie et Phe, 2 jeunes australiennes rencontrees a Cordoba.
Ici tout est ferme lundi, donc pas de visite culturelle aujourd’hui. Et bien sur les Eglises et la Cathedrale n’ouvrent leurs portes qu’a 16h30 comme les magasins…ville morte durant la siesta ! j’amene mon linge a la lavanderia et me ballade dans les rues mortes de la ville. Apres 17h je vais faire le tour des agences de location de voiture car avec Georgie et Phe on va faire un tour de 3 jours au sud de Salta.
Mardi matin, je vais envoyer un gros paquet a la maison car je me sens ridicule avec mon gros sac a dos, mon petit sac plus un sac de sport super lourd pour porter les choses (inutiles maintenant) achetees pour la croisiere. J’envoie donc les 5kg ayant le plus de valeur depuis le debut du sejour par la poste la plus inefficace imaginable. Pour l’internationale il fait donner le paquet au guichet de la douane ouvert de 9h a 11h (!) j’arrrive a 9h10 apres avoir lutte avec le postier a la Poste pour qu’il me vende le paquet de la taille que je veux. Arrivee a la douane il y a un couple devant moi qui n’a pas l’air d’en être a son 1e essai ici. La guichetiere me dit sans sourire que je dois repartir acheter du papier brun pour emballer la boite et du scotch ! le couple me regarde d’un air entendu (c’est la 3e fois qu’ils viennent pour essayer d’envoyer leur paquet pour l’Angleterre et il leur manque encore une info). Bref j’achete le papier, pese 15 fois le paquet (car jusqu’a 5kg ca coute 220 pesos, soit environ 50 eur, super cher, mais au dessus de 5kg ca double !) et le ferme. Je dois attendre que toutes les formalites soient finies pour le couple avant d’etre servie. Il faut remplir un formulaire avec le contenu detaille du paquet en espagnol (la charmante quichetiere me fait la traduction) sur 2 formulaires differents, puis elle doit retaper ces infos sur un ordi. Tout ca prend plus d’1h, il y a 2 personnes derriere moi, je ne sais pas si elles seront servies aujourd’hui quand je pars enfin a 10h30. Je vais visiter le musee d’art moderne, trop moderne a mon gout, puis le musee de la cathedrale, trop catho a mon gout. Pour dejeuner je vais m’acheter un steak enorme (il fera dej et diner !) que je deguste a l’hostel apres avoir recupere tous mes habits bien propres (meme mon panda sent la lessive aux fleurs) ! A 15h je fais une visite guidee privee du Cabildo et j’apprends pas mal de choses (dont que les 1ers habitants d’Argentine etaient asiatiques donc toutes les statues avant JC ont les yeux brides). Je me dirige ensuite vers la colline San Bernardo en passant par l’Eglise San Francisco et le couvent San Bernardo (habites par des moines qui ont fait vœu d’isolement. Les sœurs leur passent nourriture et autre par une porte tournante en bois). Je prends le telepherique pour le sommet, d’où il y a une superbe vue sur la ville et les environs. J’ai bien fait car l’escalier pour redescendre est interminable ! on va reserver la voiture pour demain chez Europcar puis soiree tranquille a l’hostel.
Mercredi 06 mai, on decolle vers 10h en direction de Cafayate, a 180km au sud de Salta. Je pilote pour le depart de la ville. On a une voiture sympa, plutôt grande (Chevrolet Corsa). On fait un premier arret au bord d’un lac (Dique Cabra Corral) ou les argentins viennent le week end pratiquer des sports extremes (donc le bungee jumping le moins sur que j’ai jamais vu, simplement un petit camion sur un pont). On n’en revient pas de la beaute des paysages en entrant dans Le parc national, ou on s’arrete a la Garganta del Diablo (encore une gorge du diable, comme a Iguazu), puis l’amphiteatre qui a vraiment une accoustique magnifique (3 gars nous jouent un morceau a la guitare et flute de pan). Les montagnes sont de couleurs et formes variees c’est splendide. On arrive a Cafayate vers 16h30, heureusement car la region est reputee pour ses vignobles donc on a le temps de visiter 3 bodegas. Je goute le torrontes un blanc local tres bon (melange de grappes dont du muscat) et le tannat (qui apparemment est une grappe francaise qui n’était utilisee que dans les vins melanges a d’autres cepages pour donne un gout plus tannique et a été redecouvert seul) et des vins organiques pas mal a la bodega Nanni. On trouve un hostel sympa puis on marche 20mn dans les quartiers eloignes du centre pour trouver un petit resto typique qu’on nous a beaucoup recommande «la Juanita ». on goute les plats traditionnels : locro, soupe au mais et bœuf, humita, puree de mais cuite a la vapeur dans une feuille de mais et tamale, semoule de mais et bœuf cuits a la vapeur dans une feuille de mais, le tout arrose d’un Malbec local, un delice…
Jeudi, depart tot pour les ruines de la ville de Quilmes. Il y a une visite guidee tres interessante en
espagnol, mais Georgie et Phe ne parlent pas espagnol, donc je dois tout traduire et la guide est plutôt bavarde ! la ville était construite contre une montagne pour etre protegee et avoir une vue des environ et nous pouvons egalement monter admirer les ruines et les alentours. On est de retour a Cafayate vers midi, on achete des legumes et fruits pour le dejeuner et on reprend la route vers Cachi. On s’arrete en chemin dejeuner sur la place centrale du charmant et calme village de San Carlos . On hesite a dormir a Molinos, mais le seul attrait est une jolie eglise, donc on continue la route vers Cachi. Pendant plus de 100km la route n’est plus pavee et je suis bien fatiguee en arrivant, meme si la route était magnifique j’ai du me concentrer pour ne pas crever. Les filles veulent dormir dans la voiture et je me trouve un petit hostel ou je suis la seule cliente, pour prendre une bonne douche chaude et passer une bonne nuit au calme, bien meritee apres les efforts mentaux et physiques de la journee. Diner sympa et bien sur arrose de Malbec local sur la place principale.
Vendredi on part a la recherche de ruines a 15km de Cachi. On ne les trouvera jamais, mais la route est tres sympa, bordee de poivrons rouges qui sechent et sentent tres bon. Mais malheureusement, dans un virage un peu serre, Georgie creve un pneu…on a de la chance qu’un gars passe en voiture peu de temps apres (car la route n’est pas tres frequentee) et nous aide a changer la roue. De retour en ville, on trouve un garage qui nous repare le pneu pour 20 pesos en 45mn, on est plus que soulagees mais in decide de ne pas trainer et rentrer a Salta. Encore une fois une route superbe. D’abord on passe par un parc naturel par une route toute droite (a l’americaine) qui se transforme en une route de montagne sinueuse. Les limites de vitesse sont vraiment ridicules en Argentine. En general c’est 40km/h ou 60, sur des routes a 2 voies sans danger et dans le parc ca descendait meme a 30 pour une route droite au milieu du desert ! Comme on arrive a Salta avant 17h l’agence Europcar est fermee, donc on va a San Lorenzo, un joli village vers a 10km de la ville. On boit en verre au bord d’une riviere avant de rentrer en ville. La on a une tres mauvaise surprise : la reparation ne suffit pas, il faut payer un nouveau pneu a 50eur (ca aurait pu etre pire). Je rentre deposer mon sac et repars pour visiter le Museo Arqueologico de Alta Montana, qui se concentre sur les temples d’altitudes, donc celui de la montagne Llullaillaco au sommet de laquel, en 1999, a 6700m d’altiture ont été retrouvees 3 momies d’enfants en parfait etat de conservation. On ne peut voirqu’1 momie a la fois et en ce moment c’est la Doncella, une jeune fille assise en tailleur qui semble dormir. Ses cheveux, sa peau, les veines, les pores, etc….sont bien conserves, c’est invraissemblable, on dirait qu’elle fait un somme….de plus de 500 ans ! Soiree a Las Rejas.
Samedi je me reveille tot car a 8h le chauffeur de la cabalgata Sayta vient me chercher. On sera 6 a faire du cheval et passer la nuit a Chicoana dans la ferme equestre d’Enrique. C’est lui-meme qui nous accueille apres 1h de route et nous faisons connaissance autour d’un copieux petit dejeuner. Comme je ne suis pas tres douee en equitation j’ai un peu peur mais j’ai entendu tellement de bien de l’endroit (et du barbecue a midi) que je ne voulais rater cet endroit pour rien au monde. Mon cheval s’appelle Mimosa. Elle est geniale, pleine d’energie. On est tous au meme niveau en equitation, on a tous beaucoup a apprendre. Les guides, Rafujio et Ramon, sont super cool et nous donnent plein de conseils, donc quand il est temps de s’essayer au galop, on est pretes avec Mimosa, et on s’eclate !!! elle adore courir et sur le chemin du retour n’arrete pas de troter ! le dejeuner est excellent et bien arrose (d’un vin rouge organique produit par des moines au sud de Cafayate, qui apparemment ne donne pas mal au crane). Enrique a sorti du foie gras envoye par d’anciens touristes, un delice. Vers 15h on repart. Mimosa est toujours aussi fougeuse mais apres 3h, moi je le suis moins ! mais quelle journee, un vrai bonheur,ca m’a reconciliee avec l’equitation !!! on fait une sieste avant le diner, une estouffade cuisinee par Enrique. Quel personnage ! Apres avoir perdu sa femme dans un accident de voiture il s’est tourne vers les chevaux et sur les conseils d’un ami a ouvert le ranch il y a une dizaine d’annees. Le diner est tres sympa, Enrique un peu trop psychologue, mais un excellent hote !
Mon bus est a 10h dimanche matin. Reveil sans soucis, en effet le vin des moines ne donne pas mal au crane ! On m’emmene a la gare de bus de Salta, mais apres 1h de route, a 5mn de la gare je me rends compte que j’ai oublie mon petit panda sur le lit ! Malheur. Je rentre donc au ranch et on repart a 13h car il doit recupere les clients de l’apres-midi, et j’attends une heure mon bus qui part a 15h30. Je voulais expres prendre le bus tot pour admirer la quebrada de Humahuaca , des gorges apparement magnifiques, mais avec ce bus il fait nuit quand on y passe (point positif : super film « wanted », pas « Hancock » pour une fois).Par contre le bus arrive a la ville frontiere de la Quiaca a 23h donc je dois marcher de nuit pour trouver un hotel. Heureusement je trouve rapidement et je suis seule dans un dortoir gele. Je peux payer en Bolivianos (car avec l’histoire du pneu je me suis retrouvee a cours de pesos)
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